Stabilité sur le marché des bureaux en début d’année 2026
Dans son Enquête sur la population active de février 2026, Statistique Canada a indiqué que le niveau d’emploi au Canada avait baissé pour le deuxième mois d’affilée, avec une perte de 84 000 emplois, ce qui porte le total des pertes d’emplois depuis le début de l’année 2026 à 109 000. Le taux de chômage a grimpé de 20 points de base (pb) par rapport au mois dernier pour atteindre 6,7 %, en raison à la fois de la baisse des niveaux d’emploi et d’un nombre plus élevé de personnes à la recherche d’un emploi. Bien que l’emploi dans les secteurs qui utilisent le plus d’espace de bureau ait reculé pour le cinquième mois d’affilée, il est pratiquement inchangé par rapport aux niveaux observés il y a un an.
Après une année d’amélioration constante, le taux de vacance global des bureaux s’est maintenu à 16,2 % au premier trimestre de 2026. Cette stabilité était tout aussi évidente dans le segment des immeubles de classe A du centre-ville, où le taux de vacance est resté stable à 15,8 %. L’évolution la plus notable d’un trimestre à l’autre (T à T) s’est produite sur le marché de classe A en banlieue, où le taux d’inoccupation a baissé de 70 points de base par rapport au trimestre précédent pour s’établir à 15,7 %; son plus bas niveau en trois ans. Cette performance continue de mettre en évidence un marché divisé en deux, puisque le taux de vacance combiné des classes B et C a augmenté d’un trimestre à l’autre, bien que légèrement, tant sur le marché du centre-ville que sur celui de la banlieue, pour atteindre respectivement 20,8 % et 12,4 %. La plupart des marchés canadiens ont connu des conditions similaires au premier trimestre de 2026, le taux de vacance global dans ces villes n’ayant connu que de légères fluctuations par rapport au trimestre précédent, avec des hausses ou des baisses mineures comprises entre 20 et 40 points de base.
Après trois trimestres consécutifs de forte dynamique, les niveaux d’absorption sont devenus négatifs au premier trimestre de 2026, s’établissant à 554k pieds carrés (sf). Il est important de noter que ce recul n’a pas été uniforme. Les immeubles de classe A du centre-ville ont tout de même affiché une absorption positive de 56 000 sf, tandis que ceux de classe A en banlieue ont surperformé avec des gains de 203 000 sf. La baisse globale de l’absorption est entièrement attribuable aux immeubles de classes B et C, qui, ensemble, ont enregistré une absorption négative de 814 000 sf ce trimestre. Cette tendance confirme une constante : les occupants continuent de se réorienter vers des espaces de haute qualité, tandis que la demande reste faible pour les immeubles vieillissants, mal situés ou peu compétitifs. Du point de vue des marchés individuels, les niveaux d’absorption globaux ont été mitigés : Vancouver et Toronto ont affiché une absorption globalement positive ce trimestre, tandis que Montréal, Calgary et Ottawa ont connu une absorption négative. Cependant, si on ne considère que les immeubles de classe A, l’absorption à Montréal devient positive, tandis que celle de Calgary affiche une absorption négative minime.