Dernière mise à jour : Avril 2026
Consommation et activité commerciale
Le contexte économique du T1 2026 se caractérise par une croissance modérée du PIB (+0,2%) et une reprise de l'inflation qui atteint +1,7% en mars, principalement sous l'effet de la hausse des prix des carburants. Cette évolution impacte directement le pouvoir d'achat des Français et ralentit la consommation des ménages (+0,1% au T1 contre +0,4% au T4 2025). L'activité du commerce spécialisé enregistre un recul de -2,8% sur janvier-mars 2026, tandis que l'indice des ventes du commerce de détail progresse légèrement de +0,2% sur janvier-février. Les centres commerciaux affichent un début d'année encourageant avec une fréquentation en hausse de +0,6% au T1, portée notamment par un bon mois de janvier (+1,9%). Cependant, l'impact du choc énergétique se matérialise dès mars avec une pénalisation des centres de périphérie (-0,8%) par rapport aux centres-villes (+2%), le prix du carburant devenant un frein au déplacement des consommateurs.
E-commerce et investissement
Le e-commerce français maintient sa dynamique avec une croissance de +7% en 2025 pour atteindre près de 200 milliards € de ventes selon la FEVAD, même si cette progression marque le pas par rapport aux performances des années précédentes. Cette normalisation témoigne de la généralisation de l'omnicanalité et de la complémentarité entre offres physiques et en ligne. La structure des achats en ligne retrouve un équilibre pré-pandémique avec une majorité de services grâce au dynamisme du tourisme et des voyages. Sur le marché de l'investissement, le commerce affiche une performance solide avec 849 M€ de transactions au T1 2026, représentant 46% des volumes immobiliers banalisés (contre 17% en moyenne décennale). L'activité reste concentrée sur quatre transactions supérieures à 50 M€ qui captent 86% des volumes, avec des opérations marquantes comme la vente du portefeuille Galeries Lafayette à Brookfield (280 M€) et la cession du 91 Champs-Élysées (346 M€). Le segment du high street totalise plus des 3/4 des volumes du trimestre.