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Covid-19 : quels impacts économiques et sur le secteur Immobilier d'entreprise ?

Magali Marton • 13/07/2021

Cushman & Wakefield France a présenté lors d’un webinar le 1er juillet 2021 son analyse du marché des bureaux en France au 1er semestre 2021 et les perspectives pour le 2nd semestre 2021.  

Lors de ce webinar, le conseil a animé 2 « points météo » : l’un sur la demande placée et l’autre sur l’offre immédiate de bureaux. 

Concernant l’activité transactionnelle sur le marché des bureaux au 1er semestre 2021 ; le conseil relève le retour d’un certain optimisme de la part des utilisateurs, sur fond de reprise économique sur une séquence 2021-2023 et d’un retour au bureau facilité par la fin du télétravail généralisé et les progrès de la vaccination.  

La dynamique transactionnelle a redémarré au 1er semestre 2021 sur l’ensemble des marchés tertiaires avec cependant une marge de progression en termes de surfaces moyennes attendue pour la 2ème partie de l’année 2021.  

Les marchés les plus exposés à la demande des grands comptes, qui réinvestissent peu à peu le terrain immobilier, et du secteur public devraient connaitre un redémarrage plus lent, à l’image de l’Ile-de-France ou encore de l’agglomération lyonnaise.  

Un grand nombre de marchés ont relevé un retour des utilisateurs sur les emplacements les plus centraux et une vraie appétence pour les modalités. 

La demande placée de bureau 1er semestre 2021L’offre immédiate de bureaux Juillet 2021
 Source : Cushman & Wakefield France  

◖15 juin◗


Retrouvez les informations actualisées et synthétisées par nos équipes Research à propos des impacts de la crise sanitaire Covid-19 sur le marché de l'immobilier d'entreprise, et plus globalement sur l'activité économique en France.

◖14 juin◗


La France vient de passer la 3ème étape de son 3ème déconfinement avec depuis mercredi 9 Juin un couvre-feu repoussé à 23 heures et une réouverture plus large des bars, cafés et restaurants. La dernière étape – fixée au 30 Juin – devrait achever le retour à une vie quasi normale alors que plus de 30 millions de français ont d’ores et déjà été vaccinées.

Ce retour à un fonctionnement normal de l’activité économique signifie aussi la fin progressive et plus ou moins rapide des mécanismes de soutien des entreprises qui ont joué leur rôle d’amortisseur de la crise. La Banque de France vient, à ce titre, de publier une étude réalisée auprès de plus de 205 000 entreprises sur leur niveau d’endettement et de trésorerie et donc leur capacité à survivre après la disparition des aides de l’Etat. Selon cette étude, 6% des entreprises étudiées sont dans une situation financière délicate sans pour autant que leur viabilité économique soit remise en cause ; ce taux passe à 10% pour les entreprises du secteur de l’hébergement, de la restauration et des arts et spectacles. Globalement, l’étude conclut à un bilan plutôt positif : 26% des entreprises étudiées auront même, entre juin 2020 et janvier 2021, réduit leur endettement et amélioré leur trésorerie. 

◖31 mai◗


A l’heure où la France tourne progressivement la page du 3ème confinement et que la vaccination Covid-19 (25 millions de personnes vaccinées avec une première dose) est désormais ouverte à toutes les personnes majeures, le défi des entreprises est immense : il s’agit de ne pas manquer le rebond économique promis pour le 2ème voire 3ème trimestre 2021 tout en résolvant l’équation d’un retour à une vie de travail plus normalisée.

En 14 mois de pandémie, notre rapport à la vie de bureau a profondément changé renforçant un besoin de davantage de flexibilité dans les organisations du temps et des lieux de travail. C’est une très bonne nouvelle pour les professionnels de l’immobilier qui vont accompagner les entreprises dans leurs réflexions et les aider à décliner leur empreinte immobilière. Les premiers chiffres sur le marché des bureaux en Île-de-France semblent suggérer que les entreprises sont arrivées à maturité sur cette question et veulent passer à l’action. Du coté des investisseurs, le chantier est également considérable quant à l’adaptation de l’outil immobilier à cette nouvelle donne : bureaux, commerces, logements, logistiques…..aucune classe d’actif immobilier ne va échapper à cette introspection, infléchissant les programmes d’acquisitions ou d’arbitrages, accélérant les projets de restructurations. 

◖3 mai◗

La date du 3 Mai 2021 représente le début de la première étape d’un processus de 4 qui va amener les français à un retour à la vie normale, après un 3ème confinement. Le programme présenté jeudi 29 Avril par le Président Macron démarre donc le 3 Mai pour se terminer le 30 Juin, avec la possibilité de freins d’urgence si la situation sanitaire, encore assez fragile et inquiétante, l’exigeait.

Sans entrer dans le détail des différentes mesures, signalons pour les plus importantes : une réouverture des écoles et collèges le 3 Mai, une réouverture de tous les commerces et des lieux de culture le 19 Mai. Côté restauration, le retour d’activité se fera dans un premier temps en terrasses le 19 Mai et en salles à compter du 9 Juin. A cette même date, les touristes étrangers équipes d’un Pass sanitaire pourront entrer sur le territoire national. Le recours au télétravail (aussi souvent que possible selon les activités avec une tolérance d’un jour au bureau par semaine) est maintenu jusqu’au 9 juin, date d’un premier assouplissement dont les conditions restent à définir. Le couvre-feu qui va passer graduellement de 19 heures aujourd’hui à 23 heures le 9 Juin est appelé à disparaître le 30 Juin.

Dans son allocution, le Président a également indiqué le maintien des aides aux entreprises (activité partielle) en Mai et Juin, et une réflexion autour d’un programme « cousu main » de désengagement de l’Etat au fur et à mesure que les conditions de l’activité économique se normaliseront. L’acte 3 de la crise du Covid-19 vient donc de commencer.    

◖6 avril◗

C’est reparti pour un nouveau confinement (le 3ème) depuis que la pandémie de Covid-19 a démarré il y a un peu plus d’un an.

Lors des 4 prochaines semaines les écoles, collègues, lycées et universités sont fermés. Le télétravail est devenu systématique et les commerces non essentiels ont baissé leur rideau. A ce stade, il est impossible de savoir si quatre semaines suffiront à faire baisser la pression sur les services de réanimation des hôpitaux alors que le rythme de la vaccination anti-Covid 19 a du mal à s’accélérer faute de doses en nombre suffisant et d’une défiance croissante de la population à l’encontre du vaccin Astra Zeneca. Le Ministère des Finances a d’ores et déjà revu à la baisse sa prévision de croissance pour cette année, passée de 6 % à 5 %. Le déficit public pourrait encore flirter en 2021 avec son niveau record de l'an passé. Selon l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), le coût des nouvelles mesures de restriction amputerait la croissance de 0,6 point de PIB sur l'année. Une enveloppe plutôt large de 11 milliards d'euros d'aides aux entreprises a été prévu pour aider les entreprises pour passer le cap du mois d'avril semi-confiné.

Sans surprise, la fermeture de 150.000 commerces au lieu des 90.000 anticipés mi-mars va rendre plus salée encore la facture mensuelle du fonds de solidarité et l'augmenter de 5 milliards d’euros. Une provision de 4 milliards d'euros a été dégagée pour l'activité partielle, en anticipant que 1,5 million de personnes pourraient y avoir recours pour garder leurs enfants. Enfin les exonérations de charge devraient coûter 1 milliard en avril, tandis que les nouveaux dispositifs mis en place récemment, tels que la couverture des coûts fixes et l'indemnisation des stocks immobilisées de quatre secteurs, devraient représenter un montant de 1 milliard d'euros.

◖22 février◗

L’heure des présentations des résultats annuels a sonné pour les fleurons de l’économie française et force est de constater que des lignes de facture importante apparaissent selon les entreprises considérées. La compagnie aérienne AirFrance vient d’annoncer une perte record de 7 milliards d’euros pour un chiffre d’affaires de 11,08 milliards, en baisse de 59,2 %. De son côté Carrefour a, en 2020, dégagé un excédent brut d’exploitation (Ebitda) en hausse de 16,4 %, à 2,17 milliards d’euros et un résultat net en hausse de 18 % par rapport à 2019. C Discount, le n°2 de l’e-commerce français a fait le plein au terme d’une année marquée par le coronavirus et le changement des usages. La crise du Covid-19 aura donc dopé certaines entreprises et plombé d’autres, rendant indispensable la reconduction des mécanismes de soutien. Les anticipations d’un retour de la croissance pour 2021 sont réitérés, reste à savoir si et comment les entreprises les plus fragiles vont pouvoir résister dans cette attente. 

Du coté purement immobilier, la semaine a été marquée par la communication de la version définitive de la réglementation environnementale qui s’appliquera à tous les logements neufs à partir de 2022. Quelques aménagements sont annoncés pour répondre aux protestations des professionnels, dont un délai de six mois pour son entrée en vigueur.

◖25 janvier 2021◗

La situation sanitaire marquée par les évolutions des différents variants plus contagieux du Covid-19 s’est amplement dégradée au cours des 2 dernières semaines rendant très probable un 3ème confinement dont les contours (fermeture des commerces non essentiels, possibilité de déplacements, couvre-feu, télétravail imposé ou flexible) restent encore à préciser. Il s’agit d’endiguer les conséquences de la propagation de l’épidémie tout en conservant un maximum de capacité productive.

Le climat des affaires peine à se redresser (indice de 92 points publié en janvier 2021), et l’économie a d’ores et déjà sensiblement marqué le pas en janvier. Chaque nouveau mois de re-confinement amputerait la croissance annuelle de 1 point et le Ministère de l’Economie, des Finances et de la Relance envisage désormais un scénario sans reprise d’ici à la fin de l’année, avec une nouvelle dégradation de la situation sanitaire après l’été. Dans ce contexte, le scénario de reprise économique atour d’une croissance de 6% en 2021 relève du défi selon les propres mots du Ministre lui-même.

Dans ce marasme, les marchés financiers font heureusement toujours confiance à la France, ce qui a permis à l’Etat Français de continuer à financer les mesures d’urgence avec la semaine dernière une levée de fonds à 50 ans à un taux d’intérêt de seulement 0,59 % par an.

◖7 décembre 2020◗


La réouverture des commerces non essentiels fin Novembre et l’assouplissement des conditions de circulation des personnes a constitué l’événement majeur des 15 derniers jours en France.

La prochaine étape est fixée au 15 Décembre avec une liberté de circuler totale, une annonce bienvenue pour les fêtes de fin d’année qui reste cependant conditionnée à de meilleurs résultats concernant la propagation de l’épidémie du Covid-19. La barre est fixée à 5 000 nouveaux cas par jour, alors que les derniers chiffres indiquent 11 cas le 6 Décembre.

L’autre événement concerne l’annonce du lancement d’un protocole de vaccination qui devrait démarrer en janvier 2021 avec dans un 1er temps la vaccination des personnes les plus à risques et du personnel soignant. Le gouvernement n’a pas encore précisé l’ensemble des modalités de vaccination de la population sur vraisemblablement l’ensemble du 1er semestre 2021 mais a cependant confirmé son caractère non obligatoire. Cet échéancier bien qu’encore imprécis donne enfin un point d’horizon pour les entreprises dans le plan de retour à une activité normalisée. Selon leur taille et leur volonté d’implémenter de nouvelles solutions de travail (nomadisme, télétravail, travail à domicile), elles pourraient revenir sur un mode plus actif concernant leurs projets immobiliers de bureaux.

Le commerce quant à lui reste un secteur très challengé, surtout pour les bars et restaurants encore fermés jusque fin janvier 2021.  

◖23 novembre 2020◗

Emmanuel Macron, Président de la République Française doit s’exprimer demain (24 Novembre) à 20 heures au sujet d’ une « trajectoire » d’allégement du confinement instauré le 30 Octobre dernier pour endiguer la deuxième vague de l’épidémie de Covid-19. L’hypothèse d’un déconfinement semble être d’emblée écartée, il s’agit plutôt pour le gouvernement d’adapter les mesures prises en particulier quant à la réouverture des commerces non essentiels et à la limitation des déplacements des individus (1 heure par jour dans un rayon de 1 km sauf exception). Cet assouplissement devrait se réaliser en plusieurs étapes avec une 1ère étape autour du 1er décembre, un autre avant Noël et un troisième à partir de janvier 2021, à mesure que la situation sanitaire s’améliore.

Parmi les mesures les plus attendues figure donc la réouverture des commerces dits « non essentiels » (sans doute le week-end du 28 novembre), après la négociation d’un protocole sanitaire renforcé et le décalage au 4 décembre de l’opération promotionnelle du Black Friday. Les bars et restaurants ne devraient pas rouvrir maintenant.

Une autre certitude concerne le télétravail qui s’appliquera à 100 % à chaque fois que c’est possible jusqu’à la fin de l’année pour limiter la circulation du virus. Des discussions vont être ouvertes avec les partenaires sociaux pour savoir s’il faut aménager les rythmes de télétravail à partir de la rentrée c’est-à-dire à partir de janvier 2021. 

◖9 novembre 2020◗


Face à une nouvelle vague de l’épidémie de Covid-19, le gouvernement français a décidé un 2ème confinement à compter du 30 Octobre 2020 sous un format allégé qui intègre l’ouverture des écoles et permet donc une relative continuité de l’activité économique pour le plus grand nombre des salariés.

Les commerces dits non essentiels sont quant à eux à nouveau fermés, ce qui n’a pas manqué de raviver la colère des petits commerçants pris sous les feux croisés de la poursuite de l’activité des grandes surfaces alimentaires et spécialisées et l’inévitable montée en puissance du e-commerce. Dans un geste de soutien, plusieurs municipalités ont d’ailleurs pris des arrêtés pour autoriser ces commerces à ouvrir tout en étant conscience de l’illégalité de leur action. Coté Entreprises, le gouvernement incite à un recours au télétravail intégral toutes les fois que cela est possible. Ce deuxième confinement débuté 4 mois après la fin du 1er met encore plus sous pression une économie française fragilisée et la fin de l’année 2020 devrait d’ailleurs être ponctué par l’annonce de licenciements massifs.

Les impératifs de la gestion de la crise sanitaire avec un scénario d’une dégradation forte et violente ont donc conduit le gouvernement à prendre des décisions difficiles tout en assurant des mécanismes de soutien aux secteurs d’activité les plus impactés (subvention, report de charges sociales, prêts garantis de l’Etat, etc.) ; ces décisions sont globalement bien reçues par la population qui semble placer la gestion de la crise sanitaire au-dessus des impératifs économiques ... mais qui exprime d’ores et déjà des craintes sur sa situation financière à court ou moyen terme. 

◖6 juillet 2020◗


Le 2ème tour des élections municipales réalisé dimanche 28 Juin a porté au pouvoir de quelques grandes villes en France des élus du parti écologiste. Dans la foulée de cette élection, le Premier Ministre a donné sa démission et un nouveau Premier Ministre – Jean Castex – a été nommé vendredi 3 Juillet. Son gouvernement est encore en phase de constitution et devrait être connu dans la journée de lundi (6 juillet). En tête des priorités l’emploi et surtout celui du personnel de santé avec le « Ségur de la santé », avant de renouer le dialogue avec les partenaires sociaux sur les retraites, l’assurance-chômage, puis la dépendance. Le Premier Ministre annonce donc « un nouvel agenda social » sans oublier l’écologie qui « n’est pas une option ». La tâche sera ardue ; le ministère de l’Action et des Comptes publics a publié ses premières prévisions en vue d’établir le budget 2021. Elles prévoient une reprise de l’activité de 8 % l’an prochain, hors effets du futur plan de relance. Le déficit est attendu à –5,5 %, avant les futures mesures de la rentrée, et la dette à 117,5 % du PIB.